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La lettre en ligne de l’Unsa
946

L’UNSA présente à la journée de lancement du plan de formation des travailleurs sociaux

mardi 21 janvier 2020

A cette occasion, l’UNSA a salué le changement de ton à l’égard des travailleurs sociaux en général et dans la lutte contre la pauvreté. En effet, les travailleurs sociaux ne sont pas responsables des échecs des politiques publiques. Ils sont compétents et mobilisés, pour autant que leurs employeurs les emploient à bon escient et leur offrent des conditions de travail correctes. Ils ont besoin de formation continue, comme pour tout professionnel. Une approche globale est nécessaire incluant les prises de décisions politiques (nationales et locales), organisationnelles et managériales.

Cependant, l’UNSA regrette que le financement des OPCO (Opérateurs de compétences) n’ait pas été subordonné (au moins en partie) à des obligations de formations partenariales dans les territoires, que la prise en compte des travailleurs sociaux de la Fonction publique d’État (et particulièrement ceux de la Justice et de l’Éducation Nationale) ne soit pas encore acquise. De plus, ce plan n’est pas articulé avec ceux des organismes de formation des élus, cadres de la haute fonction publique et dirigeants du secteur public ainsi que des bénévoles dirigeants des associations, pour leur permettre de prendre leurs décisions entoute clarté et cohérence.

Donc l’UNSA sera vigilante lors du déploiement de ce plan ambitieux sur :

-  le risque de résurgence du « cloisonnement » par une succession de priorisations de politiques publiques (Un logement d’abord / Lutte contre la pauvreté / Prévention et protection de l’enfance …),

-  la prise en compte des travailleurs sociaux de niveau III, IV et V, souvent oubliés et pourtant en première ligne auprès des plus démunis,

-  l’évaluation quantitative et qualitative des actions menées, et notamment sur la part des actions inter institutionnelles, et sa présentation au HCTS (Haut conseil du travail social),

-  les conditions de partage d’informations à caractère personnel entre les intervenants (travailleurs sociaux et autres acteurs), « l’efficacité » ne justifiant pas l’absence de respect des droits des personnes, en bannissant notamment des textes, formations et prises de paroles officielles, les abus de langage concernant le « secret partagé »,

-  l’utilisation du numérique, notamment des algorithmes, dans l’évaluation et l’accompagnement des personnes.

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