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La lettre en ligne de l’Unsa
894

Le Comité Éducation–Formation de la CES s’est réuni le 21 novembre dernier

mardi 27 novembre 2018

L’UNSA était représentée par Christine Savantré, Conseillère nationale au secteur Formation-Emploi-Économie. Au cours de cette journée, des informations concernant le prochain congrès de la CES, qui se tiendra du 21 au 24 mai 2019 à Vienne, ont été communiquées, notamment la place spécifique qu’aura le volet formation dans le futur programme d’action.

Au niveau du dialogue social, d’autres négociations avec la Commission sont en cours sur la formation des salariés, l’avenir de l’EFP et la formation des adultes.

La CES fait pression pour que le sujet de la formation des adultes se traduise par une recommandation forte de la Commission.

Pour ce qui concerne l’EAA (Alliance européenne pour l’apprentissage), la montée en puissance des engagements des parties prenantes (entreprises, centres de formations, partenaires sociaux) doit être accompagnée de mécanismes de contrôle en lien avec le cadre de qualité « Pour un apprentissage efficace et de qualité », recommandation adoptée par le Conseil en mars dernier et issu de négociations avec la CES.

Lors des échanges, l’UNSA a rappelé que l’apprentissage était bien un élément du parcours professionnel et de formation des jeunes et a insisté pour que celui-ci conduise à un emploi durable et de qualité. En effet, nous avons pu constater que de grandes entreprises s’engageaient à accueillir un nombre important de jeunes en apprentissage mais que leurs méthodes étaient loin d’être vertueuses.

Par ailleurs, nous avons débattu de l’avenir du programme Erasmus 2021-2027 et sur la proposition conjointe de la CES et du CSEE. Le soutien à la coopération internationale, la mobilité et les projets dans tous les secteurs de l’éducation et de la formation sans se limiter à l’enseignement supérieur sont les grands objectifs politiques de ce programme.

La CES appuie pleinement le fait que le règlement se base sur le Socle des droits sociaux, ainsi que sur le 4ème Objectif de développement durable de l’ONU intitulé : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

Nous exigeons que les futurs programmes Erasmus servent d’outils pour la mise en œuvre du premier principe du socle afin d’assurer que l’éducation, la formation et l’apprentissage tout au long de la vie soient inclusifs, de qualité et constituent des droits pour tou·te·s. La CES est tout à fait favorable à l’élargissement des objectifs du programme à l’apprentissage des adultes et à l’EFPC (Enseignement et formation professionnelle continus).

Cependant, il est à nouveau prévu d’allouer la plus maigre part du budget à l’apprentissage des adultes et au soutien des adultes peu qualifiés. Nous nous demandons si ce montant combiné au futur budget FSE + suffira à aider 70 millions d’adultes peu qualifiés à s’intégrer dans le marché du travail, à conserver leurs postes et à réussir leur transition entre les contrats.

L’apprentissage des adultes vise également les personnes socio-économiquement défavorisées, y compris les réfugié·e·s, qui ont besoin d’encore plus de soutien qu’avant.

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