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770

A l’Organisation Internationale du travail, l’avenir du travail

lundi 22 février 2016

En vue de son centenaire, l’Organisation Internationale du travail, fondée en 1919, a lancé une réflexion sur « l’avenir du travail », menée par la commission 144 de l’OIT. Pour l’UNSA, Thomas Petit, était présent, ce jeudi 18 février, pour auditionner le député Jean-Marc Germain, la philosophe Dominique Meda et Bernard Vivier, journaliste et directeur de l’Institut Supérieur du Travail.

Jean-Marc Germain a distingué huit enjeux : la valeur travail, le temps de travail, le problème du sens, la qualité du travail, le droit du travail, les nouvelles activités, le dépassement du salariat, la distinction entre travail et emploi (ou plutôt entre activité et emploi). Il a précisé que complexité est synonyme de modernité et que simplifier à outrance le Code du Travail serait revenir sur des siècles d’expérience pour tenir compte de toutes les situations et protéger correctement les travailleurs.

Dominique Meda a rappelé les trois dimensions de l’emploi : facteur de production, essence de l’homme, et moyen de distribution des richesses. Chacune de ces dimensions doit être prise en compte pour comprendre les évolutions du travail. Elle s’inquiète de l’auto-exploitation, milite pour un partage civilisé du travail plutôt qu’un partage sauvage, et avance la nécessité de nouvelles comptabilités pour prendre en compte la question de la reconversion écologique et en faire une chance pour l’emploi.

Bernard Vivier s’est focalisé sur la dimension internationale du marché qui dépasse les États. De ce fait, il préconise plutôt des accords internationaux de branche plutôt que des lois nationales. Ceci est accentué par les nouvelles technologies et il s’inquiète que les syndicats ne se soient pas saisis de cette question.

L’UNSA a rappelé qu’avec la création d’un syndicat des entrepreneurs VTC, la réflexion avait plus que commencé mais qu’elle restait compliquée avec la multiplication des contrats commerciaux en lieu et place de contrats de travail. L’UNSA a aussi mis en avant les questions de rapport de force et de financement de l’économie qui sont centrales pour obtenir et justifier des droits aux travailleurs.

La prochaine séance aura lieu le 31 mars.

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