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La lettre en ligne de l’Unsa
719

Le programme de travail de la Commission oublie la dimension sociale

mardi 13 janvier 2015

L’UNSA estime que le programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2015 oublie la dimension sociale. Ainsi, le programme ne prévoit aucune proposition visant à améliorer la protection des travailleurs. De ce point de vue, le retrait de la proposition concernant le congé de maternité est emblématique. Au lieu de renoncer, la Commission ferait mieux d’agir avec détermination pour faire aboutir ce projet.

En revanche, l’UNSA approuve le choix de relever les grands défis économiques et sociaux : un chômage élevé, une croissance atone, des niveaux élevés de dette publique, un déficit d’investissement et un manque de compétitivité sur le marché mondial.

La Commission a raison de donner un nouvel élan pour l’emploi, la croissance et l’investissement. Le nouveau plan d’investissement de plus de 315 milliards d’euros sur trois ans va dans la bonne direction même s’il reste nettement insuffisant. Il en est de même de la volonté de placer l’Europe à l’avant garde de la révolution numérique et d’adopter un cadre stratégique pour l’union de l’énergie intégrant le changement climatique. Il est également positif d’approfondir et de rendre plus équitable le marché intérieur afin de le doter d’une base industrielle. Il est aussi pertinent de renforcer l’architecture de l’Union économique et monétaire et de lutter efficacement contre l’évasion et la fraude fiscale. L’adoption d’une véritable taxe sur les transactions financières est un impératif.

La Commission s’engage avec raison en faveur d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis raisonnable et équilibré qui préserve les normes européennes dans les domaines de la santé, des droits sociaux, de l’environnement, de la protection des données et de la diversité culturelle. Elle entend développer une nouvelle politique migratoire, de rendre l’Europe plus forte sur la scène internationale et d’initier un changement démocratique. Il revient désormais au Parlement européen et au Conseil d’améliorer ce programme de travail.

L’UNSA, avec la CES, jugera au terme de ce processus si un véritable changement, capable de restaurer la confiance des citoyens, est apporté à la politique européenne comme le Président de la Commission, Jean Claude Juncker, en a pris l’engagement.

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