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La lettre en ligne de l’Unsa
648

Programme de stabilité : en Europe et en France, stimuler la croissance et réformer l’impôt

mardi 30 avril 2013

Le gouvernement vient de présenter le « Programme de stabilité de la France 2013-2017 ». Le gouvernement y fait preuve de beaucoup d’optimisme, avec des prévisions de croissance à 1,2% pour 2014 et 2% pour 2015.

Pour l’UNSA, alors que la tendance à l’amélioration de l’activité mondiale demeure encore très fragile pour 2013, des facteurs d’incertitude très lourds pèsent sur 2014. A partir d’une économie récessive, la légère accélération attendue de l’activité des économies avancées ne se fera qu’à un rythme toujours très inférieur à celui d’avant la crise.

Dans ce contexte, la croissance globalement nulle ne permettra pas les rentrées fiscales nécessaires à la consolidation budgétaire. C’est pourquoi l’UNSA prend acte de la demande du gouvernement d’aménagement des rythmes de réduction du déficit. Mais l’UNSA rappelle aussi qu’un impôt au service de la solidarité doit donner les ressources nécessaires à un service public et une protection sociale au service de tous. Il doit être lisible, plus simple, équitable, redistributif et contrôlé. Cela passe par le renforcement des procédures de contrôle, par l’amélioration de l’assistance administrative et par l’automatisation rapide des transferts d’informations entre tous les Etats. L’austérité, maquillée trop souvent en « rigueur nécessaire » dans de nombreux pays européens, pèse sur les plus faibles tout en aggravant la récession.

L’UNSA, avec la Confédération européenne des syndicats, revendique une dimension sociale forte de l’Europe. La Commission européenne doit aussi l’entendre en donnant à l’Europe les moyens de relancer une croissance créant des emplois de qualité, en remettant en chantier un vaste plan d’investissement. Pour agir, l’Europe en général et tous les Etats en particulier ont besoin d’outils forts et stables. Pour l’UNSA, l’Europe doit disposer de ressources propres. L’instauration de la taxe sur les transactions financières serait un pas décisif dans cette direction.

Avec la CES, l’UNSA appelle les institutions à mettre en œuvre une lutte efficace contre la fraude et l’évasion fiscale évaluées à mille milliards d’euros, soit sept fois le budget européen !

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