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634

L’UNSA à l’Assemblée nationale : les coûts de production en France

mardi 22 janvier 2013

Une table ronde a été organisée le 17 janvier 2013 par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les coûts de production en France. Le président de cette mission est Bernard Accoyer, le rapporteur est Daniel Goldberg. Les organisations syndicales ont été entendues afin de faire part de leur point de vue sur cette question.

L’UNSA était représentée par Paul Jorgensen responsable de la fédération de l’Industrie et par Jean-Marie Poirot, conseiller national. L’UNSA a démontré que le coût unitaire n’était pas au centre de la réflexion sur la compétitivité de nombreuses entreprises où l’UNSA est bien implantée comme Arc international, ou Sofedit-Thyssenkrupp. Ainsi, les priorités des signataires des accords dans ces entités, dont l’UNSA, visent-elles à augmenter la performance de l’outil de production, améliorer les fonctions support y compris commerciales, monter en gamme et en qualité, développer l’innovation, investir dans la recherche et développement et la formation puis évaluer ces actions.

L’UNSA estime que dans beaucoup d’entreprises, la gestion et les objectifs sont élaborés à trop court terme, avec des objectifs fluctuants et parfois peu rationnels. Plusieurs sociétés de l’économie numérique (HP, Lexmark, IBM) génèrent, hélas, ainsi un stress et un sentiment d’instabilité et d’isolement pour leurs salariés. Cependant l’UNSA estime qu’il faut aller plus loin et que la compétitivité doit prendre en compte le savoir des salariés nécessaire à la gouvernance à moyen et long terme, à l’étude du modèle économique de l’entreprise et à sa stratégie. Pour l’UNSA cela passe par un meilleur dialogue social au sein de l’entreprise ou du groupe.

En ce sens, l’UNSA, a noté tout l’intérêt de l’ « accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » et a mis en exergue le titre visant à renforcer l’information des salariés sur les perspectives et les choix stratégiques de l’entreprise.

L’UNSA a également montré que le coût horaire était similaire en Allemagne et en France, respectivement 36,24€ et 36,84 en 2012 (source : Eurostat). Le coût du travail est donc un faux prétexte dans la plupart des cas. En revanche, l’UNSA a montré que la part des revenus versés aux actionnaires a augmenté depuis 20 ans ; ainsi représentait-elle en 1990 14% de l’excédent brut d’exploitation (EBE) et 31% en 2011 (source INSEE, comptes nationaux in Rapport sur état de la France CESE 2012), obérant d’autant les possibilités d’investissement. Enfin, l’UNSA a insisté auprès des parlementaires pour que l’amélioration du dialogue social soit accompagnée par une véritable démocratie sociale.

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