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622

Taxe sur les transactions financières : un petit pas pour la croissance, un grand pas pour l’Europe

lundi 15 octobre 2012

La France, l’Allemagne, la Belgique, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, l’Estonie et la Slovaquie soutiennent désormais la proposition formulée en septembre 2011 par la Commission européenne visant à taxer les transactions d’actions et d’obligations à 0,1% et les produits dérivés à 0,01% dans tous les pays européens.

L’UNSA, avec la Conférence Européenne des Syndicats, réclame depuis de nombreuses années la mise en place d’un tel impôt tout à la fois dans un but de cohésion sociale, de lutte contre les spéculations financières, de financement d’actions de relance en Europe.

L’UNSA se félicite donc de cette démarche commune de onze pays, dont quatre fondateurs, qui permettra à la Commission européenne de soumettre dès novembre une demande formelle de « coopération renforcée ». C’est enfin la possibilité de mettre en œuvre une politique pour les Etats de l’Union européenne désireux de se regrouper pour agir ensemble sans attendre les Vingt-Sept.

C’est un signal fort montrant que l’Union européenne veut devenir un acteur fort et uni :
- dans le domaine de la politique économique, donc pour une croissance cohérente et répartie,
- dans la lutte contre la spéculation sans frein. L’UNSA demande que des moyens d’accompagnement soient mis en place afin de contrôler ce système de taxation et que le produit ainsi collecté soit affecté au budget européen sous le contrôle du Parlement.

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