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619

L’UNSA au salon des CE

mardi 25 septembre 2012

L’UNSA a organisé une table ronde dans le cadre du salon des CE de Paris s’intitulant : « les IRP uniques négociateurs du PSE ». Celle-ci a permis de faire débattre : élus, experts, avocats et cabinet d’outplacement.

Luc Berille, secrétaire général de l’UNSA, a introduit le débat. Il a rappelé, entre autre, les positions de notre union sur les négociations interprofessionnelles qui s’ouvrent. Il a insisté plus particulièrement sur la négociation interprofessionnelle pour une meilleure sécurisation de l’emploi. Pour l’UNSA cette négociation est importante car elle doit permettre d’éviter la mise en place de PSE. Les échanges entre les intervenants démontrent la nécessité pour les élus d’être accompagnés en amont de la mise en œuvre d’un PSE. Dans le cadre d’un PSE la formation des élus est primordiale. Connaître le processus d’information et de consultation ainsi que les délais, sont des éléments indispensables. La nomination d’un expert et d’un conseiller juridique est indispensable face aux employeurs. Cette aide précieuse est un atout pour les élus, leur permettant de mieux comprendre les intentions de leur direction. Le choix du cabinet d’aide au reclassement s’avère être là encore une décision importante. Si ce dernier incombe à l’employeur, il ne doit pour autant échapper aux élus. L’audition du cabinet avant son choix final est une piste qu’il convient de ne pas négliger. Pour conclure ce débat, Dominique Corona, secrétaire national en charge des IRP, a rappelé que l’UNSA avait publié une fiche pratique sur le thème des PSE. Celle-ci est un outil important aux services des élus UNSA. Il a indiqué que pour l’UNSA, le rôle des élus étaient d’intervenir en amont de la mise en œuvre du PSE. Il a insisté sur les revendications fortes que porte l’UNSA quant à la négociation du plan de formation, outil indispensable pour assurer l’employabilité des salariés, ou encore pour la mise en œuvre d’une véritable GPEC, permettant aux élus d’avoir une vision réelle de l’entreprise. Il a aussi rappelé que l’UNSA a revendiqué la possibilité de nommer un expert dès le début de la procédure de mise en place d’un PSE, ce qu’aujourd’hui, le code du travail ne prévoit pas. Pour finir, il a insisté sur le fait que l’UNSA était favorable à la mise en place d’une nouvelle définition du licenciement économique.

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