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611

G20 de Los Cabos : Des annonces à concrétiser

mardi 26 juin 2012

L’UNSA constate, avec la Confédération syndicale internationale (CSI), que les dirigeants du G20 réunis à Los Cabos au Mexique, les 18 et 19 juin dernier, ont modifié leur discours en remplaçant l’austérité par la croissance et l’emploi. Le communiqué final débute ainsi « Nous sommes unis dans notre volonté à promouvoir la croissance et l’emploi ».

Pour les dirigeants du G20, une croissance forte, durable et équilibrée reste la priorité absolue du G20 car elle génère une création d’emplois plus importante et accroît le bien-être des peuples dans le monde entier. Les dirigeants affirment que l’emploi de qualité est au cœur de leurs politiques économiques et reconnaissent l’importance de la mise en place de socles de protection sociale. Ils s’engagent donc à atteindre ces objectifs au moyen d’un « Plan d’action de Los Cabos pour la croissance et l’emploi ». La crédibilité de ce plan se mesurera aux résultats. L’absence dans le communiqué final de la taxe sur les transactions financières est un recul. D’autre part, le communiqué final mentionne une foule de sujets assortis de bonnes intentions reprises de sommet en sommet. La crise de la zone euro a été, une nouvelle fois, l’objet de beaucoup d’attention. Les Etats de la zone euro membres du G20 affirment vouloir prendre toutes les mesures politiques nécessaires pour sauvegarder l’intégrité et la stabilité de la zone, améliorer le fonctionnement des marchés financiers et rompre le lien entre les Etats et les banques. Les dirigeants du G20 attendent le Conseil européen des 28 et 29 juin qui doit lancer le processus vers davantage d’intégration, notamment une union bancaire. Dans ce domaine, il serait vraiment temps de passer aux actes. Pour le G20, l’adoption du Pacte budgétaire combinée à des politiques de croissance, des réformes structurelles, des mesures de stabilisation financière, la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES) sont des étapes importantes d’une plus grande intégration économique et budgétaire permettant des coûts d’emprunt supportables. Certains de ces points font l’objet de désaccords profonds. En revanche, le communiqué rejoint la Confédération européenne des syndicats (CES) quand il approuve le recours à la Banque européenne d’investissement (BEI), aux obligations (project bonds), aux fonds structurels et de cohésion pour financer les projets d’infrastructure. En tout état de cause, l’UNSA continue de penser que la solution à la crise passe par une plus forte intégration de l’Europe, tout particulièrement de la zone euro. Mais nous voulons un changement de cap et donc une Union européenne solidaire tournée vers la croissance par l’investissement afin de créer des emplois de qualité ce qui n’empêche nullement de maîtriser les dépenses. Le « programme pour la croissance » inscrit à l’ordre du jour du prochain Conseil européen devra vraiment répondre aux revendications portées par la CES et en priorité au « Contrat social pour l’Europe » qui sera lancé à cette occasion.

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