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Cinquième matinée de l’économie le 12 avril : une forte participation, une grande implication

mardi 17 avril 2012

Le groupe économie de l’UNSA a accueilli Guillaume Duval rédacteur en chef d’Alternatives Économiques. Cette matinée de l’économie, consacrée à la dette, a permis à une quarantaine de militants de notre organisation de s’interroger sur une question d’actualité : « Serons-nous bientôt tous ruinés ? »

L’exposé particulièrement argumenté et structuré de Guillaume Duval a permis d’aborder trois grands thèmes : l’origine et l’utilité de la dette ; le développement de la crise de la zone euro ; les réponses européennes et françaises. À l’issue de cette présentation, plusieurs séries de questions ont permis d’alimenter un débat libre, riche et argumenté.

En partant d’une conception patrimoniale de l’économie, notamment eu égard à la richesse nationale évaluée par l’INSEE à 13 000 milliards d’euros en 2010, les participants se sont orientés vers une conception dynamique de l’économie fondée sur la croissance et la production. Le débat a rapidement montré qu’il convenait de s’interroger sur les interactions au niveau mondial et de sortir du cadre strict de la zone euro. Il a été mis en évidence que la forte croissance hors de l’Europe ainsi que le redéploiement vers les pays émergents n’était pas un problème tant que cette croissance alimentait l’élévation du niveau de vie dans ces pays. Cependant, il fut mis en évidence qu’une augmentation de la production plus rapide que celle de la consommation dans ces pays, conduisait à des déséquilibres mondiaux et que, de plus, dans ces pays émergents, il y avait une forte consommation de ressources non renouvelables. Il a été estimé que dans ce cadre, qu’il convenait de s’orienter en même temps vers une réforme de nature écologique. Dans un second temps, Guillaume Duval a montré la mauvaise anticipation de la crise financière par la banque centrale européenne (BCE). Il a également répondu sur les conditions nécessaires à la limitation de la spéculation qui en affaiblissant les États est un facteur de crise sociale. Un point particulier a été fait sur la RGPP. Cette méthode, prétexte à la limitation des moyens nécessaires au service public, ignore le principe qui veut que toute réforme soit accompagnée des investissements nécessaires à la formation, à la reconversion voire au redéploiement des locaux et des implantations. En ce sens, la méthode en voulant faire des économies immédiates, a complètement raté son but. Les citoyens européens sont soucieux d’égalité ; le financement et le service de la dette ne doivent pas être un frein à la volonté de pouvoir travailler et de mieux vivre.

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