Unsa-info
La lettre en ligne de l’Unsa
585

Sommet européen : l’appel de la CES n’a pas été entendu

lundi 12 décembre 2011

L’UNSA a participé au comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui s’est réuni à Bruxelles les 7 et 8 décembre dernier. Le comité exécutif qui rassemble toutes les organisations de la CES (plus de 80), a adressé un message fort et urgent aux chefs d’État ou de gouvernement des états membres de l’Union à la veille du Conseil européen des 8 et 9 décembre.

Le comité exécutif affirme que le Conseil européen doit se préoccuper de l’avenir des citoyens et non de l’opinion des agences de notation. Les chefs d’État ou de gouvernement doivent éviter l’effondrement de nos économies, la récession, le chômage de masse et répondre à la mobilisation sociale. « N’étouffez pas la croissance et l’emploi. N’emprisonnez pas les pays de l’Union européenne dans un carcan économique. Ce n’est pas la bonne solution pour revenir à des budgets viables » tel est l’appel lancé par le mouvement syndical.

Cet appel n’a pas été entendu. Dans une déclaration, les chefs d’État ou de gouvernement de la zone euro conviennent de progresser sur la voie d’une union économique plus forte par un nouveau pacte budgétaire et une coordination accrue des politiques économiques ainsi que par le développement des institutions de stabilisation pour faire face aux problèmes à court terme. Certaines mesures seront introduites dans les systèmes juridiques nationaux au niveau constitutionnel. Les autres États membres de l’Union se sont ralliés à cet accord hormis le Royaume Uni.

Pour l’UNSA, cet accord intergouvernemental est uniquement axé sur la discipline budgétaire, une surveillance plus stricte et des sanctions automatiques mises au service d’une politique d’austérité toujours plus dure. Cette politique imposée à tous les États membres a échoué, la crise de l’endettement s’est aggravée malgré les sacrifices infligés aux populations.

En revanche, les chefs d’État de la zone euro ignorent la dimension sociale qui doit aller de pair avec l’intégration économique. Ils ne disent pas un mot de la nécessaire relance de la croissance pour créer des emplois alors que la récession menace et que le chômage déjà très élevé progresse encore. L’accord ne prend pas en compte les euro-obligations, la taxe sur les transactions financières et l’indispensable justice fiscale. Avec la CES, l’UNSA exige qu’un protocole de progrès social soit inclus dans cet accord.

| Mentions légales | Archives | Suivre la vie du site | Unsa