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570

Plan anti-déficit : l’UNSA reçue à Matignon

mercredi 31 août 2011

Dans le cadre des auditions des partenaires sociaux prévues par le Premier ministre, une délégation de l’UNSA conduite par Luc Bérille, a rencontré François Fillon le 30 août. Dans un contexte d’alourdissement de la dette publique, nous avons dit au Premier ministre notre inquiétude devant le ralentissement de l’activité économique (croissance 0 au 2nd trimestre) et l’augmentation du chômage pour le 3ème mois consécutif. Pour l’UNSA, la gravité de la situation nécessite de combiner mesures justes et équitables de réduction de la dette avec mesures de soutien à la croissance et à l’emploi et c’est en ce sens qu’elle a présenté ses propres propositions.

Dans le cadre des auditions des partenaires sociaux prévues par le Premier ministre, une délégation de l’UNSA conduite par Luc Bérille, a rencontré François Fillon le 30 août. Dans un contexte d’alourdissement de la dette publique, nous avons dit au Premier ministre notre inquiétude devant le ralentissement de l’activité économique (croissance 0 au 2nd trimestre) et l’augmentation du chômage pour le 3ème mois consécutif. Pour l’UNSA, la gravité de la situation nécessite de combiner mesures justes et équitables de réduction de la dette avec mesures de soutien à la croissance et à l’emploi et c’est en ce sens qu’elle a présenté ses propres propositions.

Le « plan anti-déficit » présenté par le gouvernement ne répond pas à nos exigences. Centré uniquement sur les économies, il fait l’impasse sur la relance, avec le risque que l’austérité budgétaire n’accélère davantage le repli économique. Plus grave encore, alors même qu’il faudrait contrecarrer la progression du chômage par des actions volontaristes, le plan maintient le dispositif de la loi TEPA sur les heures supplémentaires qui joue contre la création d’emplois. L’UNSA ne trouve pas davantage d’équité et de justice dans les efforts d’économies du plan Fillon : les 2/3 d’entre eux reposeront sur les salariés et les ménages contre 1/3 seulement sur les entreprises, avec une taxe très symbolique sur les hauts revenus. Nous avons également dénoncé la taxation des assurances complémentaires qui se répercutera sur les niveaux de cotisation des assurés, avec une hausse probable de 3,5 % des cotisations mutualistes : dans un contexte de désengagement croissant de l’assurance maladie, cette mesure risque de jouer contre la Santé publique. L’UNSA a enfin présenté ses propres propositions :

- mesures pour soutenir l’emploi, notamment celui des jeunes, et l’activité économique, en particulier en direction des PME ;

- mesures pour les salariés des entreprises en difficulté (formation, chômage partiel) ;

- aide spéciale pour les ménages aux plus bas revenus ;

- mesures de réduction de la dette, justes et équitables :

suppression de la loi TEPA sur les heures supplémentaires (coût = 4,5 milliards d’€ pour le budget de l’Etat)

suppression de la niche fiscale "Copé", l’une des plus coûteuses, relative à la défiscalisation des plus values réalisées lors de la vente de parts d’entreprises (cette niche a coûté à l’Etat 18,6 milliards d’euros en 2008 et 2009)

nouvelle tranche d’imposition pour les hauts revenus

mise à plat des dispositifs d’exonération de charges et de TVA et « nettoyage » à la lumière de leurs effets réels sur l’emploi et les salaires

L’UNSA reviendra à la charge sur ces points lors de la concertation avec les partenaires sociaux sur l’emploi et sur les niches fiscales que Xavier Bertrand, François Baroin et Valérie Pécresse mèneront prochainement. Parallèlement, l’UNSA oeuvrera dans l’intersyndicale pour une journée nationale d’action interprofessionnelle réclamant d’autres choix pour le désendettement, la croissance et l’emploi.

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