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557

Oui, il faut augmenter les salaires et pensions, dans le Public comme dans le Privé !

mardi 19 avril 2011

Ces derniers jours, la question salariale est revenue au centre des déclarations politiques et sociales.

Pour l’UNSA, il faut cesser de « tourner autour du pot » : dans une France comportant plus de quatre millions de demandeurs d’emplois et huit millions de salariés pauvres, et où l’inflation repart à la hausse, l’urgence est à la sauvegarde du pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Cette mesure soutiendrait utilement la consommation, stimulant une économie qui peine à se relancer. C’est pourquoi l’UNSA exige que de véritables négociations salariales s’engagent, dans les entreprises privées comme dans le secteur public.

Ces derniers jours, la question salariale est revenue au centre des déclarations politiques et sociales. Deux propositions gouvernementales ont vu le jour, nées du mécontentement grandissant des salariés face au gel de leur salaire et à l’injustice criante en matière de rémunérations :

- augmentation du SMIC de deux points ;
- versement d’une prime de 1000 € pour les salariés dont les entreprises distribueraient des dividendes plus importants aux actionnaires.

L’augmentation envisagée du SMIC n’est, rappelons-le, que l’application de la loi pour répondre à la montée de l’inflation. Au passage, l’UNSA enregistre avec satisfaction que le SMIC, qu’elle a toujours défendu, apparaît, pour beaucoup maintenant, comme un élément de régulation permettant d’augmenter les salaires les plus bas.

Concernant la prime de 1000 €, l’UNSA souligne que, conditionnée à une augmentation des dividendes, elle ne serait distribuée qu’à une minorité du salariat. De plus, exonérée de charges, elle constituerait une nouvelle niche fiscale.

Cette prime ressemble beaucoup à un effet d’annonce rappelant les exhortations du gouvernement au partage des richesses. L’UNSA ne néglige pas le problème posé lorsque des actionnaires bénéficient de dividendes au détriment, non seulement des salaires, mais aussi de l’investissement : ses syndicats implantés dans les grosses entreprises (Total, France Télécom…) en ont témoigné. Mais une prime ne constitue en aucun cas une négociation salariale.

Pour l’UNSA, il faut cesser de « tourner autour du pot » : dans une France comportant plus de quatre millions de demandeurs d’emplois et huit millions de salariés pauvres, et où l’inflation repart à la hausse, l’urgence est à la sauvegarde du pouvoir d’achat des salariés et des retraités. Cette mesure soutiendrait utilement la consommation, stimulant une économie qui peine à se relancer. C’est pourquoi l’UNSA exige que de véritables négociations salariales s’engagent, dans les entreprises privées comme dans le secteur public.

Communiqué du 18 avril 2011

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