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551

La politique familiale : élément de cohésion sociale

lundi 7 mars 2011

Lors de la visite de Roselyne Bachelot-Narquin au conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), l’UNSA a fait part de ses préoccupations en matière de politique familiale, en particulier sur l’accueil des jeunes enfants, l’architecture des prestations, la complémentarité de l’action des CAF avec celle des conseils généraux.

(Extrait de la déclaration)

La Caisse nationale d’allocations familiales n’a plus à démontrer son utilité et son efficacité, c’est tous les jours qu’elle accompagne les allocataires dans leurs difficultés quotidiennes. Elle a pleinement joué son rôle d’amortisseur social lorsque la crise économique et sociale était à son apogée, ceci au prix d’efforts très importants d’organisation et d’implication de l’ensemble des personnels auxquels il convient de rendre hommage.

Au moment de la signature de la COG (convention d’objectifs et de gestion) 2009-2012, deux défis majeurs étaient à relever :
- le développement de l’accueil du jeune enfant qui constitue une préoccupation partagée par l’État et la branche famille, est primordial pour permettre aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle ;
- la mise en oeuvre du RSA qui modifie en profondeur la logique des minima sociaux.

A ce jour, au-delà du débat sur le nombre de places ou de solutions d’accueil créées qu’il faut poursuivre, il est nécessaire d’améliorer substantiellement, les conditions de travail des assistantes maternelles afin de répondre correctement à cette profession pour la rendre attractive et reconnue. L’offre globale de service pour les allocataires mérite d’être renforcée au niveau des complémentarités entre le versement des prestations légales et les interventions d’action sociale, et cela sans ignorer l’action des départements en matière d’action sociale. Il conviendrait d’avoir une réflexion d’ensemble afin de faire le point sur les différentes interventions des uns et des autres et ainsi avoir une politique cohérente sur le territoire. De plus avec la réforme des collectivités territoriales à l’horizon 2014, il serait judicieux d’anticiper pour construire des partenariats solides. La branche famille doit aussi s’interroger sur son architecture. Les prestations familiales telles qu’elles sont conçues répondent-elles aux besoins des familles ? Depuis des années, la structure familiale a évolué et les adaptations n’ont été faites qu’à la marge. Le statut quo ne pourra pas tenir longtemps, des dispositions seront nécessaires pour répondre correctement aux familles monoparentales.

Madame la Ministre s’est dite préoccupée par la formation des assistantes maternelles. Elle envisage de former 60.000 d’entres elles dans le cadre d’un plan métier. S’agissant des familles monoparentales, elle souhaite qu’une réflexion soit engagée sur les évolutions à envisager « afin de permettre à ces femmes qui élèvent seules leurs enfants – car ce sont, à 90%, des femmes – de concilier vie familiale et vie professionnelle ».

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