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548

Dépendance : l’UNSA reçue par Roselyne Bachelot

lundi 14 février 2011

L’UNSA a été reçue le 10 février par les ministres Roselyne Bachelot-Narquin et Marie-Anne Montchamp pour présenter son approche du dossier « dépendance ». Pour l’UNSA, la perte d’autonomie, qu’elle soit due au handicap ou à l’âge, est un problème de société, qui pose plusieurs questions.

La prise en charge de la perte d’autonomie doit donc être assurée solidairement.

Elle a vocation à constituer un 5ème risque, susceptible, à terme, d’être géré par une Sécurité Sociale renouvelée. Dans le cadre de cette perspective générale, il s’agit de répondre à l’urgence concernant les personnes âgées, dont le nombre, et donc l’exposition au risque « dépendance », s’accroîtront à brève échéance.

Pour l’UNSA, cela pose plusieurs questions.

- Celle du financement  : la montée en charge du dispositif « dépendance » est financièrement accessible (environ 10 milliards d’euros sur 5 ans). Dans sa logique d’un droit universel solidaire assurant à tous un socle solide de couverture contre la dépendance, l’UNSA milite pour que le financement soit le plus large et le plus juste possible, donc à la fois intergénérationnel et sollicitant tous les revenus, y compris ceux du capital : le recours à la CSG répond à ces critères. L’UNSA n’adhère donc pas aux hypothèses qui ne feraient porter l’effort que sur certains (assurance obligatoire à partir de 50 ans, allocations gagées sur le patrimoine, hausse de la CSG limitée à une catégorie, « journée de solidarité » supplémentaire pour les seuls salariés…). Elle n’est pas opposée à l’idée d’une couverture complémentaire facultative, dès lors que ce socle commun de haut niveau serait bien garanti et qu’un encadrement plus strict des contrats d’assurance « dépendance » serait réalisé.

- Celle de la structure  : il s’agit de s’appuyer sur l’existant pour le consolider et l’étendre. L’actuelle CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) est, pour l’UNSA, l’outil adéquat pour piloter la montée en charge du dispositif « dépendance », quitte à en adapter le fonctionnement.

- Celle des moyens et de la qualité des aides et de l’accueil : les besoins en établissements d’accueil doivent être satisfaits, tandis que les besoins de recrutement, de formation de personnels exigent que leurs conditions de travail et de rémunération soient sérieusement améliorées. La situation des « aidants familiaux » doit aussi être impérativement examinée afin de renforcer leurs droits.

Les ministres ont confirmé que rien n’avait encore été arrêté. La concertation doit se poursuivre pour des décisions fin juin et, selon le Président de la République, un probable projet de loi à l’automne.

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