Unsa-info
La lettre en ligne de l’Unsa
543

L’OIT et la Halde publient le 4ème baromètre sur les discriminations au travail

jeudi 6 janvier 2011

Face à une situation de discrimination, les salariés du privé (60%) et de la Fonction publique (52%) considèrent que les représentants du personnel et des syndicats sont les mieux placés pour les soutenir. Pour lutter contre les discriminations, les salariés du privé comme du public plébiscitent des dispositifs de veille préventive et des sanctions pour les entreprises, et les administrations qui n’ont pas pris de mesures en faveur de l’égalité salariale femmes/hommes.

Le Bureau français de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) ont publié, en décembre 2010, la 4ème édition du baromètre sur la perception des discriminations dans le monde du travail.

Réalisé par l’institut CSA, ce sondage révèle que la lutte contre les discriminations sur le lieu de travail est perçue comme un enjeu important par les salariés du secteur privé et de la Fonction publique. Si les salariés du privé sont plus que ceux de la fonction publique confrontés aux discriminations (33% de victimes parmi les salariés du privé et 25% parmi les agents du public), l’appartenance à la Fonction publique apparaît de moins en moins comme une garantie d’y échapper.

Les motifs de discrimination au travail les plus souvent cités restent l’origine ethnique, l’apparence physique, l’âge, le sexe, la grossesse et la maternité, le handicap, et les maladies chroniques. L’auteur le plus fréquemment cité des discriminations vécues ou observées est le supérieur hiérarchique direct.

Face à une situation de discrimination, les salariés du privé (60%) et de la Fonction publique (52%) considèrent que les représentants du personnel et des syndicats sont les mieux placés pour les soutenir. Pour lutter contre les discriminations, les salariés du privé comme du public plébiscitent des dispositifs de veille préventive et des sanctions pour les entreprises, et les administrations qui n’ont pas pris de mesures en faveur de l’égalité salariale femmes/hommes.

Les résultats de ce sondage rappellent que la lutte contre les discriminations, action prioritaire de l’OIT et de la HALDE demeure essentielle. Ils confortent aussi la démarche de l’OIT pour favoriser le dialogue social comme un des meilleurs moyens d’actions sur cette question.

| Mentions légales | Archives | Suivre la vie du site | Unsa