Unsa-info
La lettre en ligne de l’Unsa
870

Le Comité des femmes de la CES s’est réuni à Bruxelles les 25 et 26 avril 2018

mercredi 2 mai 2018

L’UNSA y était représentée par Sylvie Liziard, secrétaire nationale.

Après une intervention de Montserrat Mir, secrétaire confédérale de la CES sur les actions en cours de la commission, nous avons procédé à l’élection d’une nouvelle Vice-Présidente : Rosanna Ruscito qui vient d’Italie, et de deux nouvelles membres suppléantes, Annika Wünsche, d’Allemagne et Anja Lahermaa, de Finlande.

Chaque année, la CES (Confédération européenne des syndicats) organise une enquête pour mettre en évidence la nécessité d’intégrer les questions de genre dans les organisations syndicales afin d’évaluer le progrès réalisé pour réduire le décalage entre la présence des femmes et des hommes dans les syndicats.

Il en ressort qu’il y a 46,5% de femmes actives en Europe, 52,2% en Lituanie et une moyenne globale de 41,4 %, avec seulement 29% en Turquie.

46,8% des femmes actives sont membres d’un syndicat.

Les femmes syndiquées représentent en moyenne 47% des syndiqués avec des écarts importants, de 77% à 20% selon les pays.

Au top, les pays nordiques : Finlande, Norvège, Lettonie, Suède et en bas du tableau : Malte, 20%, Turquie, 25%, DGB Allemagne, 34% et Pays-Bas, 35%. (En France le pourcentage les femmes syndiquées est de 49%, selon les chiffres de la CFDT).

Parmi les 23 présidents et 10 secrétaires généraux des syndicats, 10 sont représentés par des femmes : Hongrie, Slovénie, Suède, Belgique, Irlande, UK, 2 en Norvège et en Italie.

Les femmes en position de leader représentent : 18% en 2016, 24%, en 2017, 26% en 2018.

Bien que les femmes constituent près de la moitié de tous les employés (46,5%), que leur nombre est semblable au membre du syndicat (46,8%) et qu’elles représentent la part croissante des adhésions syndicales, elles sont peu présentes dans les organes de décisions.

Soit, 37,0% de l’équipe de leadership, 33,7% du Comité clé, 25,6% des principaux leaders.

Plan d’action sur l’égalité salariale

Malgré un cadre juridique de l’UE sur l’égalité salariale, les femmes gagnent en moyenne 16,2% de moins que les hommes. L’écart de salaire entre les femmes et les hommes a fait l’objet d’une présentation d’un plan d’action 2017/2019 pour réduire cet écart.

Les 8 principaux axes d’action :

1. Améliorer l’application du principe de l’égalité salariale.

2. Lutter contre la ségrégation dans les professions et les secteurs.

3. Briser le plafond de verre : ségrégation verticale.

4. Lutter contre la pénalité pour soins.

5. Mieux valoriser les compétences, les efforts et les responsabilités des femmes.

6. Découvrir les inégalités et les stéréotypes.

7. Alerter et informer sur l’écart salarial entre les sexes.

8. Renforcer les partenariats pour s’attaquer à l’écart salarial entre les sexes.

La CES demande aux partenaires sociaux leur collaboration pour améliorer la transparence salariale en faisant des vérifications salariales sur l’égalité dans le cadre de la négociation collective.

Parmi les pays de l’UE, l’Islande a mis en place une norme qui s’inspire de la norme sur l’environnement. Chaque emploi doit être évalué avec une rémunération associée à l’emploi et non à la personne.

L’objectif est : pas d’écart salarial, les entreprises de plus de 10 salariés doivent avoir une certification de salaires. Les syndicats suivent la mise en œuvre avec le centre égalité de genre.

Le syndicat Belge FGTB constate que l’écart salarial persiste et stagne à 20 % en Belgique. Le temps partiel est majoritaire chez les femmes, à 45% contre 11% chez les hommes.

Les raisons sont multiples : manque de structure d’accueil et de soins, une société patriarcale, une répartition inégale des tâches dans les ménages, de plus en plus de familles monoparentales, des stéréotypes persistants, le sexisme…

L’inégalité de salaire entraîne une inégalité de pension, l’écart est en moyenne de 25%, car moins de rémunération, c’est moins de droit.

Le principe "À travail égal, salaire égal" a été ancré dans la législation belge et européenne. Comme l’écart persiste en Belgique, le FGTB a mis en ligne un calculateur pour faire le test de l’écart salarial.

Équilibre entre vie privée et vie professionnelle : la CES poursuit son action

Le Comité des femmes de la CES poursuit son action pour la mise en place d’une directive européenne, conciliant vie privée et vie professionnelle.

Un courrier a été adressé au Président Macron pour demander son soutien (voir ci-dessous).

Les syndicats français ont été invités par la CES à faire pression car il n’y a pas de signal positif, notamment de la France, sur le paiement des congés parentaux.

| Mentions légales | Archives | Suivre la vie du site | Unsa