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Retour sur la journée d’étude : « Prévenir le risque d’agression par des tiers pour les travailleurs en contact avec le public : un enjeu pour les représentants syndicaux ».

lundi 3 juillet 2017

Cette journée d’étude, dont l’initiative revient à la commission « Santé au travail » de l’UNSA, a rassemblé des élus et représentants syndicaux du privé et du public sur un enjeu fort car il interroge non seulement les conditions de travail et l’organisation du travail, mais également l’évolution de la société.

Depuis 15 ans, les rapports sur ce sujet se sont multipliés sur le plan national et international. Cependant la progression des actes de violence au travail est tangible. Les injures, menaces, incivilités, actes d’hostilité ne se cantonnent plus à des milieux professionnels dont les missions comportent de fait une exposition aux violences, mais touchent aussi tous les services publics comme privés, en contact avec le public.

Partout en Europe, les organismes qui s’occupent de santé et de sécurité sont conscients de la nécessité de combattre ces risques. Ces violences font l’objet de travaux dans la cadre du dialogue social européen. Nadja Salson a, tout au long de cette journée, resitué les avancées et les attentes dans ce domaine. En particulier, elle a présenté le guide et la vidéo élaborés pour sensibiliser à la prévention des violences.

Simon Loréal, représentait la Direction générale de la Fonction publique, qui a contribué à ces travaux au titre des administrations publiques françaises.

Yves Grasset, sociologue qui travaille depuis 25 ans sur ces questions, a partagé ses réflexions et expériences pour guider nos interventions. Pour lui, la cohésion des collectifs de travail est un axe majeur car il constitue un facteur de protection très efficace. Les représentants syndicaux doivent, dans le cadre du dialogue social, mobiliser tous les leviers d’action pour que les employeurs assument leurs responsabilités.

A ce titre, de nombreux participants ont fait part de leurs difficultés pour y parvenir. De plus, pour que l’action soit efficace, il est important qu’un plan d’action fondé sur l’évaluation des risques soit réalisé et qu’un niveau de soutien et de compétence approprié soit associé à sa mise en œuvre. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, la qualité du dialogue social prime et la participation d’employeurs publics comme privés à cette journée était prometteuse.

Dans la deuxième partie de la journée, syndicats et fédérations ont partagé les démarches concrètes mises en place dans ce domaine.

Toutes ont souligné l’importance du dialogue social entre les organisations d’employeurs et de salariés. C’est notamment l’exemple dans la branche des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne où un protocole d’accord, pour faire face aux violences externes, a été mis en œuvre et fait l’objet d’un suivi et d’une évaluation régulière.

A la Ratp et la SNCF, des accords sont également entrés en vigueur pour protéger les agents face aux violences externes. Le rôle des CHSCT dans ce domaine est essentiel.

Cette journée a été conclue par Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA, qui a rappelé que les violences externes pouvaient, pour une grande part, être prévenues. L’UNSA doit donc s’emparer de ce sujet pour protéger les agents et les salariés, contribuer à améliorer leurs conditions de travail et négocier des accords avec les employeurs.

L’UNSA va donc poursuivre ces travaux en donnant, à ses syndicats et à ses élus, des moyens pour mettre en place des accords afin de prévenir le risque d’agression par des tiers pour les travailleurs en contact avec le public.

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