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Commission 144 de l’OIT : contribution française à l’initiative du centenaire sur l’avenir du travail

lundi 18 avril 2016

En vue de son centenaire, l’Organisation Internationale du travail, fondée en 1919, a lancé une réflexion sur « l’avenir du travail », menée en France par la « commission 144 » de l’OIT, composée de représentants du gouvernement, des employeurs et des travailleurs.

Pour l’UNSA, Émilie Trigo, secrétaire nationale, était présente, jeudi 7 avril, pour auditionner Anne-Marie Guillemard, professeure à l’université Paris Descartes Sorbonne, Serge Volkoff, statisticien et ergonome au Centre d’Études et Bernard Masingue, partenaire d’Entreprise et Personnel sur le thème « Travail et cycle de vie : évolution de l’emploi et des conditions de travail tout au long de la vie ».

Les trois intervenants ont basé leurs interventions sur le constat d’un nouveau contexte démographique qui pose la question de l’équilibre des systèmes de protection sociale et des cycles de vie qui sont aujourd’hui plus flexibles et incertains.

En cela, Anne-Marie Guillemard a basé son exposé sur un constat de désynchronisation des temps sociaux et un brouillage des âges qui n’existaient pas lorsque, après la seconde guerre mondiale, ont été pensés les systèmes de protection sociale. Aujourd’hui, les temps d’inactivité d’une personne sont disséminés tout au long de son existence. Pour Anne-Marie Guillemard, il faudrait passer à une protection sociale plus flexible, préventive et individualisée.

Pour Serge Volkoff, il existe plusieurs pistes de réflexion sur lesquelles travailler : l’amélioration des conditions de travail, la possibilité de mener des actions ciblées en entreprises, la gestion des parcours et la question qui y est liée de la formation tout au long de la vie et enfin la reconnaissance de la pénibilité.

Enfin, Bernard Masingue a axé son propos sur une observation : les contrats de travail sont en train de se diversifier de manière significative et porteuse de conséquences, le risque étant principalement celui de la précarisation des emplois (CDD, intérim, stages…).Pour lui, une des pistes de travail serait de travailler sur de l’intermédiation qui prendrait en compte les réalités territoriales.

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